Le Mythe de Cthulhu, de H.P. Lovecraft

         Ayant eu beaucoup de mal à savoir par quel livre me plonger dans l’univers cauchemardesque de Lovecraft, c’est finalement le Hold My SFFF Challenge qui a su me décider pour le recueil simplement intitulé Le Mythe de Cthulhu. Ce recueil réunit 6 nouvelles fondatrices du mythe, dont la fameuse nouvelle « L’Appel de Cthulhu » qui introduit le retour des anciens dieux et « Par-delà le mur du sommeil » qu’on m’avait conseillé de longue date. Je suis donc très satisfaite d’avoir commencé par cette sélection, même si je regrette une édition qui offre un confort de lecture très limité (texte trop petit et trop serré qui me faisait sans cesse m’embrouiller dans les lignes). L’univers, malgré un départ en demi-teinte (la toute première nouvelle m’a parue un peu poussive), a su m’attirer dans les méandres du cauchemar et me laisser aussi fascinée que songeuse (avec un gros coup de cœur pour « La Couleur tombée du ciel », notamment).

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Découvrons… Le Crime de Lord Arthur Savile, d’Oscar Wilde

     Le titre ne vous semblera peut-être pas très familier mais, promis, je vous en ai déjà parlé ! En fait, il s’agit d’une autre des nouvelles se trouvant dans le petit recueil Le Fantôme de Canterville et autres contes – on notera la très belle confusion entre « contes » et « nouvelles », au passage – dont je vous avais déjà parlé dans un article précédent consacré à la nouvelle éponyme. Deuxième dans l’ordre du recueil, Le Crime de Lord Arthur Savile est une nouvelle très courte mais aussi celle que j’ai le plus apprécié. Elle réussit à installer une ambiance très personnelle et à faire monter une tension chez le lecteur, allant de pair avec celle ressentie par le personnage principal. Une nouvelle fois, elle peut ne pas paraître très novatrice pour un public moderne mais, en contexte, je pense qu’elle a dû faire preuve d’originalité pour son époque.

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Découvrons… Le Fantôme de Canterville, d’Oscar Wilde

     Voyant une affiche de promotion pour le film français adapté de cette histoire d’Oscar Wilde, je me suis décidée à sortir ce petit livre du fin fond de ma bibliothèque et c’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai retrouvé la plume qui m’avait fait tant aimer Le Portrait de Dorian Gray et qui me présente aujourd’hui « Le Fantôme de Canterville ». Si je ne me découvris pas, pour cette nouvelle, la même passion débordante que pour le grand roman d’Oscar Wilde, je dois tout de même reconnaître que j’ai passé un très bon petit moment à lire les mésaventures de ce pauvre fantôme. Les thèmes ne sont certes pas d’une originalité folle pour notre époque mais je pense que, au moment de la parution de cette histoire, ce côté drôle et rafraîchissant devait bousculer quelque peu les habitudes. De plus, la richesse du sous-texte m’a vraiment agréablement surprise.

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Découvrons… Messagerie fantomatique, de Christy Nemiroff

     Aujourd’hui, chers lecteurs, je vous propose de découvrir ensemble une courte nouvelle fantastique horrifique d’une jeune auteure cherchant encore à se faire sa petite place : « Messagerie fantomatique » de Christy Nemiroff. L’histoire, en quelques mots – pour ne rien vous en gâcher, tout de même ! -, est celui d’une femme, Kathleen, qui, chaque soir, à la même heure compose le même numéro de téléphone pour se soulager de son éreintante journée en discutant avant d’aller se coucher. Malgré quelques phrases parfois maladroites, la lecture de cette nouvelle est très agréable.

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Le Voleur de cadavres, de Stevenson

    Cette fois, chers lecteurs, parlons d’une nouvelle de Robert Louis Stevenson bien éloignée des îles désertes et des dédoublements de personnalité mais tout aussi psychologique : « Le Voleur de cadavres ». Dans cette nouvelle d’une vingtaine de pages seulement, un homme, le docteur Fettes, croise dans une auberge une ancienne connaissance avec bien peu de plaisir et lui pose cette étrange question à laquelle il n’obtient aucune réponse : « Tu l’as revu ? ». Ses amis, spectateurs involontaires de la scène, lui demandent alors de leur expliquer de quoi il en retourne. C’est ainsi que le docteur Fettes raconte au narrateur comment il a rencontré cet homme, le docteur Macfarlane, à l’école de médecine où ils étaient tous deux assistants d’un professeur très apprécié pour lequel ils se chargeaient d’un trafique peu ragoûtant : collecter des cadavres pour la dissection. Bien qu’ils aient quelques soupçons sur la manière dont leurs fournisseurs pouvaient bien leur livrer des cadavres aussi frais, ils préféraient, d’un commun accord, se taire. La conscience de Fettes commence à le titiller lorsqu’il découvre le cadavre d’une de ses amies d’étude à la livraison mais, pire encore, c’est lorsque Macfarlane lui ramène le corps de l’un de ses propres amis que Fettes se met à éprouver de terribles scrupules.

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