L’Atelier des sorciers 4, de Kamome Shirahama

Je continue avec beaucoup d’amour le tome 4 cette saga qui a su me charmer par le dessin dès le premier tome et continue de m’accrocher par son intrigue : L’Atelier des sorcier, de Kamome Shirahama. Ce manga plein de douceur et de poésie sait aussi se renouveler et proposer de nouveaux thèmes à la réflexion du lecteur. Après les tome 1, tome 2 et tome 3, c’est reparti pour une nouvelle petite bulle de plaisir.

Coco accompagne Maître Kieffrey et les autres apprentis sur le lieu du deuxième examen du monde des sorciers. Sa camarade Agathe et des apprentis d’autres ateliers s’apprêtent à passer l’épreuve qu’ils préparent depuis des mois. Mais la Confrérie du Capuchon continue à s’interposer partout au Coco apparaît et risque de mettre à mal l’examen en cours.

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Épreuves & individualités

Dans ce nouveau tome, on en apprend un peu plus sur l’univers des sorciers puisque nous assistons à la deuxième épreuve de leurs apprentissages. Deuxième épreuve qui nous appelle à voir ce qui est attendu d’un sorcier ou d’une sorcière mais également de découvrir les représentants (un maître et son élève) d’un autre atelier de magie. Et de là, de découvrir également la diversité des méthodes d’apprentissage de la magie. Si, jusqu’ici, on s’était centrés uniquement sur l’atelier de Maître Kieffrey dans lequel Coco apprend la magie, là on réalise que sa façon d’enseigner la magie n’est pas universelle. Si Kieffrey s’axe sur une méthode d’enseignement exclusivement bienveillante et basée sur l’expérimentation, le nouvel apprenti que l’on rencontre ne semble pas avoir bénéficié des mêmes méthodes d’apprentissage mais d’un enseignement beaucoup plus strict, descendant et directif.

Et cette diversité d’apprentissage, la mangaka s’en joue également pour faire ressortir la diversité de profils des apprentis. Le tome est extrêmement centré autour des questions d’individualités, qu’elles s’expriment, soient bridées ou soient inquiétées. La force de Coco, depuis le début de la saga, est sa singularité : non-initiée parmi les initiés, elle imagine toujours des solutions « en dehors du cadre », qui ne sont pas envisagées par les autres du fait de leur conformité à une éducation commune. Dans ce tome, d’autres apprentis s’interrogent sur leur singularité. Agathe considère que la règle doit être suivie à tout prix et met toute sa rigueur à réussir selon le cadre défini ; Trice a peur de se perdre si elle fait une magie autre que celle qui lui ressemble ; Yinny craint l’échec plus que tout et est persuadé de ne pas être à la hauteur… Chacun met en exergue son individualité et est forcé à l’introspection pour réévaluer son point de vue.

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Le mot de la fin

Un tome qui quitte l’exposition pure pour aller un peu plus loin dans l’histoire et l’univers, où l’on s’attache à de nouveaux personnages qui se révèlent à nous. Une vraie bonne continuité, alors même que je craignais de commencer à m’ennuyer, la mangaka a su me surprendre et faire évoluer ses thèmes. J’ai hâte, une fois de plus, de lire la suite !

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