Les Tribulations d’une princesse faërique, de Gaëlle Magnier

Avec autant de retard que d’enthousiasme, j’ai lu en mai Les Tribulations d’une princesse faërique de Gaëlle Magnier. Ayant déjà beaucoup aimé découvrir le style de l’autrice dans les quelques pages de L’Ombre de Jack, j’avais très envie d’en lire plus. Ce court roman fantasy semblait idéal pour moi et il n’a fait que me conforter dans mon idée !

Danaë Silentdawn, princesse du royaume secret de Faëlinell, a fui un mariage politique et s’est prise d’affection pour notre Angleterre du XIXème. Avec son amie Séléniaë et leur bienfaiteur Sir Allister, elle coule une vie paisible dans la bonne société londonienne en proposant des séances de spiritisme aux réceptions mondaines. Mais sa réputation la rattrape lorsque la Reine Victoria découvre qu’un esprit hante les serres royales de Kew Gardens et fait appel aux talents de medium de Lady Silentdawn.

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Mystère & boules d’humanités

Au cœur de ce roman, un mélange des genres : fantasy, romance et roman noir se mêlent, avec quelques enjeux socio-politiques développés en sus. Une belle variété de thèmes, avec la mise en place d’un univers efficace en peu de pages. Le risque, avec un roman court, est double : celui d’un univers qui manque de profondeur ou, au contraire, d’une trop grande densité d’informations qui rendrait la lecture indigeste. Là, l’autrice a su trouver le juste milieu pour créer un univers riche et passionnant mais qui s’intègre à un récit fluide et sans fioritures inutiles. Et au centre de l’intrigue, un mystère certes assez simple à résoudre mais qui donne lieu à de beaux rebondissements et parvient à créer un suspense qui nous tient jusqu’au bout.

Trait constitutif de l’écriture de Gaëlle Magnier, me semble-t-il, le roman touche par sa grande humanité. L’autrice possède un talent particulier pour développer des personnages d’autant plus attachants qu’ils sont faillibles. Dans son roman, personne n’est parfait ; tous ont leurs défauts, physiques ou moraux, mais chacun peut faire preuve de la plus belle humanité à son échelle, lorsqu’un choix leur est demandé. Et la résolution de l’intrigue elle-même, sans en dire plus, repose sur l’humanité oubliée du fantôme problématique. Mon gros coup de cœur va à Sir Allister, qui prête parfois sa voix à la narration et qui, par son humour et sa personnalité à la Louis Griffont ou à la Lucifer Box, nous plonge totalement dans son univers mondain du XIXe siècle.

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Le mot de la fin

Les Tribulations d’une princesse faërique de Gaëlle Magnier fait partie de ces romans que l’on dévore presque en une journée, non seulement du fait de sa brièveté mais, surtout, du fait de son efficacité. Le style est fluide, l’intrigue prenante et les personnages plein de finesse, les pages défilent donc sans peine et laissent une petite sensation de « pas assez ». Car je n’ai plus qu’un espoir maintenant : que l’on donne un jour à l’autrice l’occasion de faire revivre son héroïne dans une nouvelle intrigue.

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