Le Jour où l’humanité a niqué la fantasy, de Karim Berrouka

Mon premier roman de Karim Berrouka m’a attirée par son côté décalé : La Jour où l’humanité a niqué la fantasy, un titre sacrément prometteur aux éditions ActuSF. Mais je ne savais pas encore dans quoi j’avais mis les pieds, jusqu’à ce que je rencontre un lutin au sperme enflammé et une gueule de bois tueuse de naïade. Rien que ça. Une fantasy déjantée qui me faisait penser à Pratchett mais qui, au final, a son style bien à elle et qui ne démérite pas.

L’humanité est en danger : les auteurs de SFFF ont mis à mal la fantasy, véhiculant mensonges et absurdités sur l’irréalité. Les peuples de l’irréalité débarquent donc sur Terre avec la ferme intention de rétablir la vérité ou de tout faire péter.

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Fantasy déjantée & univers détourné

Comme je vous l’écrivais en introduction, mon premier réflexe en lisant la 4ème de couverture du Jour où l’humanité a niqué la fantasy fut de le comparer immédiatement à Terry Pratchett, référence absolue de la fantasy humoristique. Et pourtant, peut-être faudrait-il cesser de toujours vouloir tout comparer. Car au final, Berrouka a son style bien à part, et ce n’est pas forcément plus mal. Si mon amour pour Pratchett restera à jamais inchangé, c’est aussi rafraîchissant de découvrir un nouvel auteur qui touche au même humour sans perdre son identité pour autant. La fantasy, dans ce roman, se distingue de la projection que l’humanité en fait pour projeter sa réalité propre… ou celle de l’auteur.

Les héros de ce roman sont particulièrement intéressants car ils ont un côté très à la marge de la société qui les rend particulièrement attachants et qui représente très bien, d’une certaine façon, ce côté de la fantasy qui a longtemps été un genre sous-côté, laissé à la marge de la littérature classique et bien-nommée dans notre culture française. Ce roman, quelque part, se fait revanchard, prise de position pour les marginaux qui se font remarquer et reprennent le pouvoir. Les sauveurs de l’humanité, aujourd’hui, ne sont plus forcément ceux qu’on le pensait.

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Le mot de la fin

Le Jour où l’humanité a niqué la fantasy est un roman extrêmement drôle, qui s’amuse à déconstruire les codes habituels du genre avec une petite touche de provoc. Le jeu entre réalité et irréalité mêle les frontières, allant jusqu’à introduire des auteurs et acteurs du monde de la SFFF français pour mieux nous faire douter. On y découvre (ou retrouve, pour les connaisseurs) l’univers décalé de Karim Berrouka qui sait instaurer sa propre patte ; un style original qui marque les esprits. On adhère ou on adhère pas, personnellement je fais partie des premiers et ne manquerai pas une occasion de lire d’autres œuvres de l’auteur.

3 réflexions sur “Le Jour où l’humanité a niqué la fantasy, de Karim Berrouka

  1. Le titre en lui-même ne m’attire pas mais je lis beaucoup d’avis positifs sur ce livre. Je n’en ai encore jamais lu de cet auteur mais on m’a déjà qu’il avait un univers bien particulier. Et difficile pour moi de faire la comparaison quand je le lirai, je n’ai pas non plus lu de Pratchett.

    Aimé par 1 personne

    • Ce n’est peut-être pas plus mal de ne pas avoir de comparaison à faire, autant se lancer sans idée préconstruite ! Je pense qu’il faut adhérer à l’humour un peu barré pour aimer mais si c’est le cas, ça peut être une très belle découverte ^^ Pour ma part, je lirais bien « Le Club des punks contre l’apocalypse zombie » maintenant mais je ne sais pas du tout s’il y a un meilleur point de départ que l’autre dans la biblio de l’auteur !

      Aimé par 1 personne

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