Route 666, de Roger Zelazny

Cadeau de Noël 2020, en plein sur le thème de l’épidémie pour nous changer des actualités (ahah), j’ai lu Route 666 de Roger Zelazny en début d’année. J’adorais déjà l’auteur, la thématique post-apo à la Mad Max me donnait envie, je connais la qualité des textes des éditions ActuSF, il n’y avait donc pas de surprise pour moi à ce que j’avale ces pages comme du petit lait.

Hell Tanner est un Hell’s Angel, probablement le dernier en son genre. Mais depuis que les États-Unis ont été ravagé par une guerre nucléaire, cela n’a plus vraiment de signification, sauf peut-être pour lui. Petit criminel, il se retrouve piégé par l’État pour accomplir une mission impossible pour quiconque d’autre que lui : acheminer un convoi de vaccins jusqu’à Boston, ravagé par une épidémie. Pour cela, il lui faut emprunter la tristement célèbre route 666, partagé entre monstres et enfer climatique.

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La survie aux dépends de l’humanité ?

Comme dans de nombreuses fictions se situant dans un univers post-apocalyptique, la vie sur Terre dans ce roman est devenue une guerre du plus fort. Ce ne sont pas les plus gentils qui survivent mais ceux qui savent prendre les meilleures décisions pour eux-mêmes. Et en cela, Hell Tanner nous est très rapidement présenté comme un expert. C’est le anti-héros typique, un peu tête brûlée, et surtout très égoïste, qui pense à sa survie avant de penser aux autres. Ce qui fait de lui l’être le plus adapté à cette nouvelle société qui s’est (dés)organisée face au monde violent qui est désormais le sien.

Néanmoins, le cheminement de notre héros sur la route 666 prend aussi des allures de quête initiatique. Il lui permet de faire des rencontres en cours de route qui lui font revoir son jugement sur l’humanité, son positionnement sur son sens de la survie et se questionner sur le sens de la vie. Si on n’a pas, en fin de roman, un revirement total du personnage qui conserve une bonne partie de ses valeurs initiales, on porte cependant un nouveau regard sur lui et son destin.

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Le mot de la fin

Si ses thèmes sont assez classiques, Route 666 les aborde pourtant avec un style qui donne envie de se plonger dans l’histoire. Le roman est rythmé, les caractères saillants et les réflexions portées sur l’humanité pertinentes. Roger Zelazny est un maître pour créer un univers riche et porteur de sens en un minimum de mots. Route 666 est un roman post-apo typique qui se lit rapidement et se savoure avec plaisir. A recommander à tous lecteurs intéressés par le genre, amateurs comme expérimentés.

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