Death Note 1, de Tsugumi Ōba & Takeshi Obata

Grand classique du manga, je n’avais pourtant jusque là connu Death Note que via son adaptation (je parle de l’anime, car le film Netflix ne vaut vraiment pas le détour !). C’est le Hold My SFFF Challenge qui, le proposant dans sa sélection spéciale « Adaptations », m’a donné l’envie d’y jeter un œil. J’ai donc lu le tome 1 de Death Note par Tsugumi Ōba & Takeshi Obata.

Light est un lycéen japonais pas tout à fait comme les autres : premier de sa classe, il se destine à une carrière dans la police, persuadé qu’il peut faire de grandes choses pour la société. Mais ses ambitions sont revues à la hausse lorsque Ryuk, dieu de la Mort, laisse tomber son Death Note dans le monde des Hommes. Light trouve ce carnet dans lequel il suffit d’inscrire le nom d’une personne pour la faire mourir.

Ligne horizontale

Jeux & enjeux

Le cœur de ce manga, c’est la course-poursuite qui s’instaure dès le premier tome entre Light, le possesseur du Death Note, l’enquêteur chargé de le démasquer. Et très vite, on s’aperçoit que cette chasse est comme un jeu pour les deux ennemis qui se ressemblent beaucoup. D’une intelligence hors norme, ils ont besoin de défis pour se distraire et sont presque heureux d’avoir trouvé, l’un dans l’autre, un adversaire à la hauteur de leur intelligence car cela leur permet d’échapper à l’ennui de leur quotidien qui ne leur offre pas l’occasion d’utiliser pleinement leurs capacités. Ils jouent à la chasse au tueur comme ils joueraient aux échecs : il ne s’agit plus de vie ou de survie mais de gagner ou de perdre. Même si Light pèse gravement chaque vie qu’il sacrifie au début, s’il a conscience qu’ôter une vie n’est jamais anodin, il se résout pourtant, dès ce premier tome, à le faire pour tester le death note, tester L ou même faire passer des messages.

Et une fois ce cap franchi par Light, des enjeux sociétaux viennent se greffer à l’intrigue, souvent reflétés par les débats entre policiers notamment : peut-on être pour la peine de mort ? La mort peut-elle être méritée ? Des Hommes peuvent-ils en juger sans se prendre pour Dieu ? Comment distinguer ceux qui méritent de ceux qui méritent de mourir, qu’est-ce qu’un « petit » ou un « grand » crime ?… Autant de questions qui se posent et qui exposent ce qui différencie le plus radicalement Light et L : les deux veulent incarner la justice mais d’une manière différente. Pour Light, le jugement de valeurs est au cœur de son système de justice ; pour L, seule la froide application de la loi peut être juste. Ces questions, dans ce tome 1, restent sans réponses mais aussi parce qu’elles sont sujettes à un débat éternelle, sans réponse tranchée dans notre réalité non plus.

Ligne horizontale

Le mot de la fin

Ma première constatation, à la lecture de ce tome 1 de Death Note, est que l’adaptation en anime est vraiment excellente. Même si j’ai aimé retrouver Light, Ryuk et L, je n’ai pas l’impression d’avoir découvert quoi que ce soit de nouveau en lisant ce premier tome après avoir vu son adaptation. Les dessins, les dialogues, les personnages, l’ambiance, tout est extrêmement bien restitué. Alors lire ou voir, à ce stade de perfection, n’est surtout qu’une question de goût. Dans un cas comme dans l’autre, Death Note est une série à découvrir pour tous les curieux. C’est une œuvre qui offre le suspense d’un duel au sommet, entre enquête, magie et rhétorique.

Publicité

4 réflexions sur “Death Note 1, de Tsugumi Ōba & Takeshi Obata

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s