Harry Hole 1, de Jo Nesbø

Après avoir dévoré les premiers tomes de la saga Millénium sur les conseils d’un ami formidable, j’ai commencé à m’intéresser davantage aux romans noirs (style que je ne lisais pas du tout auparavant) et notamment aux polars norvégiens. Jo Nesbø faisant figure de référence en la matière, c’est ainsi que je me suis lancée à la découverte des Aventures de l’inspecteur Harry Hole, avec le tome 1 : L’Homme chauve-souris (rien à voir avec Batman !).

L’inspecteur norvégien Harry Hole est missionné en Australie pour résoudre le meurtre d’une de ses compatriotes. Sur place, il fait connaissance avec son partenaire, Andrew Kensington, un natif Aborigène plein d’humour et d’amour de la vie avec lequel il se lie d’amitié, et tombe sous le charme d’une jolie suédoise installée là, Inger Holter. Drogues et criminalité côtoient monde de la nuit et cabarets dans cette ville aux mille visages.

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Cultures & drames personnels

Pour un polar norvégien, au héros fièrement issu du pays nordique, on peut être assez dérouté de se rendre compte que le roman prenne place dans un pays diamétralement opposé : l’Australie. Et pourtant, c’est ce décalage entre Harry Hole et le pays où il prend pied qui fait toute la pertinence du roman. A travers le regard de Harry et des personnages qu’il rencontre, nous pouvons confronter les cultures pour mieux les mettre en relief. Grâce à son équipier, nous avons une description assez fine de la culture Aborigène en Australie. Grâce à son love interest, nous avons une confrontation assez amusante des différences entre Norvège et Suède. Grâce à son ami drag queen, nous découvrons le milieu homosexuel de Sidney… Et les exemples sont nombreux. L’idée est de nous plonger dans des univers variés qui s’entremêlent et font la richesse culturelle du roman.

Et ces cultures, chaque fois, se découvrent à travers le regard d’un personnage. Car c’est tout ce qui fait le cœur de ce roman : les personnages. L’intrigue, presque, pourrait être mise de côté tant elle est là pour mettre en valeur cette galerie de personnages variés, colorés, atypiques et attachants. Ce qui m’a le plus embêtée dans ce tome, d’ailleurs, c’est de devoir dire au revoir à tous les personnages auxquels je m’étais attachée tandis que Harry, pour lequel je n’avais aucun attachement, était le seul à demeurer. Mais, quelque part, le message est là : d’un bout à l’autre, Harry est condamné à être seul, c’est ce qui le caractérise, justifie ses erreurs, le rend humain et génère un début d’empathie (si ce n’est d’affection).

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Le mot de la fin

En tant que néophyte du genre, je peux dire que j’ai apprécié cette première rencontre avec Harry Hole. Et si je parle de rencontre, ce n’est pas par hasard : bien plus que l’intrigue (intéressante mais sommes toute assez bateau), c’est la découverte de ce personnage si particulier qu’est Harry Hole qui est au cœur de ce premier tome. La compréhension de ses démons intérieurs, de ce qu’il perd et de ce qui le motive est essentiel à notre rapport à l’œuvre. L’Homme chauve-souris, donc, est idéal pour ceux qui souhaitent s’initier en douceur aux polars norvégiens tout en appréciant les personnages au caractère fort.

Une réflexion sur “Harry Hole 1, de Jo Nesbø

  1. C’est un livre qui semble intéressant ! Mais plus encore, j’aimerais lire la « suite » de celui que tu m’avais offert il y a quelques temps : Snjór de Ragnar Jonasson 🙂
    Dans le même genre j’en ai découvert et lu un qui se déroulait dans le Nord de l’Italie : Le Fleuve des brumes de Valerio Varesi, un début fut un peu long mais je me suis ensuite laissée portée et charmée par l’intrigue.

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