Les Carnets de Cerise 3, de Chamblain et Neyret

      Toujours aussi irrésistible, le tome 3 des Carnets de Cerise : Le Dernier des Cinq Trésors de Chamblain et Neyret m’est tombé entre les mains début 2019. Bien que respectant son univers désormais bien installé pour les lecteurs fidèles, chaque tome fait montre d’originalité en développant de nouvelles pistes de réflexion laissées en suspens dans les tomes précédents.

     Alors que Cerise et ses amies ont l’occasion magique de découvrir l’arrière-salle d’une boutique de réparation de livres anciens, les trois filles tombent sur un vieux trésor perdu : une liasse de vieilles partitions de musique oubliées dans un débarras. C’est l’ouverture d’une nouvelle énigme pour Cerise qui se met en quête de leur propriétaire et découvre une série d’autres trésors perdus formant un chemin de miettes de pain à suivre pour remonter le cours du temps.

Ligne horizontaleMéta-littérature & monoparentalité

    Déjà présent dans les tomes précédents, le thème de la littérature se fait une place de plus en plus grande avec ce troisième opus. La BD aime beaucoup revenir sur la lecture, se servant du support du journal intime pour raconter les histoires de Cerise, plaçant l’intrigue du tome 2 dans une bibliothèque, faisant tourner les mystères autour de livres. Dans le tome 3, la BD profite de l’intrigue pour nous faire découvrir l’arrière du décor d’un atelier de réparations de livres. Et encore une fois, les livres prennent une place importante dans l’intrigue mais s’accompagnent en plus d’autres formes d’art en prenant plusieurs aspects : livre de partitions, livre de recettes, livre photos…

      Si on sait depuis le premier tome que la maman de Cerise élève seule sa fille, le sujet avait jusqu’ici été plutôt sous-entendu qu’abordé franchement. Ici, on en apprend un peu plus sur cet état de fait et la relation entre Cerise et sa maman prend une dimension nouvelle. C’est fait avec finesse, ne prend pas une grosse partie de l’intrigue mais est seulement abordé par petites touches discrètes et n’en est que plus touchant ainsi. Plutôt que de faire dans l’étalage, le sujet est abordé avec naturel, d’une façon plus intimiste que voyeuriste qui sied très bien au sujet.

Ligne horizontaleLe mot de la fin

      Je persiste et signe en recommandant encore et toujours cette petite saga de bande dessinée douce et touchante. La place prépondérante accordée aux livres dans cette saga saura charmer tout amoureux de la lecture et la naïveté enthousiaste de ses héros continuera à conquérir les enfants de tous âges. Chaque tome des Carnets de Cerise est une redécouverte, sachant se renouveler tout en conservant son univers enfantin et poétique.

 

 

3 réflexions sur “Les Carnets de Cerise 3, de Chamblain et Neyret

  1. Oh que j’ai aimé ce tome pour l’exposition de la nouvelle facette du monde des livres 🙂 Un délice ! J’aime beaucoup l’univers coloré et le trait que propose Aurélie Neyret.

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