Les Carnets de Cerise 2, de Chamblain et Neyret

    Suite à mon excellente découverte du tome 1, je me suis fait un grand plaisir de replonger dans l’univers doux et enfantin des Carnets de Cerise avec le tome 2 : Le Livre d’Hector. Si le premier tome nous faisait découvrir la petite Cerise et son univers, comme une scène d’exposition sur fond de mystère, le tome 2 reprend les impondérables mis en place pour développer de nouveaux thèmes autour de la vie de la jeune fille et dispenser ses leçons aux jeunes lecteurs de façon toujours aussi ludique tout en captivant aussi les plus grands.

     Toujours aussi curieuse, Cerise se retrouve face à un nouveau mystère : pourquoi la même petite dame vient-elle, chaque mois, emprunter éternellement le même livre à la bibliothèque ? Rusant et feintant pour pouvoir échapper à la surveillance de sa mère qui la trouve un brin trop curieuse, Cerise embarque ses fidèles amies dans cette nouvelle aventure.

Ligne horizontaleConfiance & relationnel

      Au-delà de la nouvelle énigme que Cerise cherche à résoudre, ce deuxième tome est construit autour d’une valeur fondamentale : la confiance. Depuis le premier tome, nous savions que Cerise a un besoin irrésistible de venir à bout de ses enquêtes, la poussant à développer une âme de petite fouineuse rusant et mentant même un peu pour parvenir à ses fins. Cependant, cette si jolie curiosité qui est une qualité pour tout enfant (et adulte) qui cherche à apprendre peut aussi se transformer en vilain défaut une fois poussée trop loin, comme le met bien en exergue Le Livre d’Hector. Ici, les mensonges de Cerise pour échapper à la surveillance de sa mère et pour embringuer ses copines va trop loin, mettant en danger la confiance qu’elles lui accordent.

      Et de manière plus générale, Cerise grandit beaucoup dans ce nouveau tome, apprenant à développer son sens de la vie en société et ses relations avec les autres. Elle apprend l’importance d’entretenir de bonnes relations, qui ne soient pas seulement à sens unique quand elle en a besoin mais un partage réciproque. Par une mise en scène simple et efficace, on sent la descente progressive de Cerise vers une pente glissante qui la mène, malgré toutes ses bonnes intentions, à se servir des gens jusqu’à perdre leur confiance et risquer de se retrouver seule. D’enfant un peu inconscient des conséquences de ses actes, elle apprend à devenir membre impliqué d’une microsociété (qui se restreint, à son âge, à son cercle de connaissances), prenant conscience des responsabilités qui lui incombent.

Ligne horizontaleLe mot de la fin

      Ce deuxième tome des Carnets de Cerise continuera de ravir les fans de la première heure. On y retrouve l’univers doux, acidulé et pourtant avec un message ancré dans la réalité, sans délaisser une intrigue maligne et passionnante. Petits et grands peuvent s’y plonger avec plaisir, soit pour grandir avec son héroïne, soit pour s’offrir une petite bouffée de nostalgie au bon goût de bonbon.

6 réflexions sur “Les Carnets de Cerise 2, de Chamblain et Neyret

    • J’ai l’impression que la passion du livre est toujours incarnée d’une façon ou d’une autre dans cette série. Les bédéistes prennent ce goût commun aux lecteurs pour fédérer autour de ses histoires et ça marche plutôt bien^^

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