Les Carnets de Cerise 1, de Chamblain & Neyret

      Le première fois que je vis cette bande dessinée, c’était en traînant sur la blogosphère, source de tellement de belles découvertes littéraires. Rien qu’à voir la couverture, j’ai su que je la lirai. Les graphismes m’ont aussitôt séduite : c’était un style de dessins qui me parlait, correspondait à mes goûts. Et les nombreux avis plus qu’élogieux que j’ai pu lire à son sujet m’ont définitivement convaincue qu’il fallait que je lise Les Carnets de Cerise de Joris Chamblain et Aurélie Neyret. Me voilà donc partie pour le tome 1 : Le Zoo pétrifié.

challenge 4 éléments

      Cerise est une jeune fille pleine d’imagination qui rêve de devenir auteure. Pour se rapprocher un peu plus de son rêve, elle s’entraîne à l’écriture en tenant un journal intime et, pour le remplir, elle s’interroge sur la vie secrète des habitants de son petit village. Me celui qui l’intrigue le plus c’est « Monsieur Mystère », un homme qu’elle voit régulièrement sortir de la forêt couvert de tâches de peinture.

Ligne horizontale        Écriture & mystère.

        Le héros ou l’héroïne rêvant de devenir écrivain est un gimmick plutôt courant en littérature. Et pour cause : il crée tout de suite un sentiment d’empathie avec le lecteur qui a souvent cette passion en commun avec le personnage et est plus facile à développer pour l’auteur qui peut y mettre un peu de lui-même. Mais c’est bien la première fois que j’en rencontre un dans une bande dessinée et je trouve ça rafraîchissant. Les Carnets de Cerise alternent entre strips dessinés classiques et petites pages format journal intime rédigées par le personnage lui-même. Un format que j’avais déjà beaucoup apprécié dans la BD Lou ! de Julien Neel et auquel j’ai encore une fois beaucoup accroché pour son originalité et sa fraîcheur.

       À travers son petit carnet, Cerise nous entraîne dans son enquête pleine de mystère : découvrir qui est l’étrange homme couvert de peinture qu’elle voit régulièrement se promener en forêt. Même si le mystère occupe une place finalement assez restreinte dans le récit, il n’en est pas moins très bien mené et donne lieu à une découverte tout en beauté. Le suspense des premières pages permet d’accrocher tout de suite le lecteur à l’intrigue et de découvrir ce côté aventurier de cette jeune héroïne qui refait inévitablement ressurgir des résiliences de notre propre âme d’enfant.

Ligne horizontale        Leçons & poésie.

       Même si elle est très agréable à lire à tout âge – je sais de quoi je parle, je parle du haut de mes 26 ans de vieillesse, tout de même ! -, cette bande dessinée est tout de même clairement orientée jeunesse, avec une héroïne d’une dizaine d’années qui parlera à beaucoup de jeunes filles au caractère bien trempé. Aussi, elle délivre des messages adaptés à l’âge de son public-cible, très mignons mais sans grand plus dès lors qu’on sort un peu de ce cadre. Il s’agit surtout, dans ce premier tome, de parler de relations mère-fille et de la nécessité d’être honnête, de se faire confiance pour tirer le meilleur de ce lien unique. Une leçon touchante malgré tout.

       Cependant, même si le message ne nous parle pas plus que cela passé un certain âge, difficile de ne pas se laisser entraîner dans la poésie que recèle ce petit ouvrage. Un univers tout en douceur, où le dessin peut redonner vie à n’importe quel endroit, où l’art réunis et fédère des gens de tous milieux, où toute une communauté peut œuvrer ensemble pour créer quelque chose de plus grand qu’ils n’auraient jamais pu le faire individuellement, où un homme, aussi isolé soit-il, peut encore trouver sa place dans le monde, où une petite fille pleine de rêves peut suffire à faire la différence… Bref, un univers dans lequel il fait bon vivre l’espace de quelques pages.

       J’ai mis un petit ment à finir par découvrir Les Carnets de Cerise mais je peux vous dire que je ne vais certainement pas m’arrêter là. Cette bande dessinée réunit tout ce que j’aime dans ce support particulier : un style de dessin tout en finesse et en poésie avec une intrigue prenante qui ne néglige pas pour autant de créer des personnages aussi recherchés qu’attachants.

12 réflexions sur “Les Carnets de Cerise 1, de Chamblain & Neyret

  1. C’est vrai qu’on s’attache facilement à Cerise… tout comme aux autres, la galerie des personnages est réussie. BD orientée jeunesse qui sait aussi éveiller notre nostalgie. Et les illustrations sont grandioses ! Je te souhaite une bonne découverte des volumes suivants (la saga est maintenant entièrement parue)

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