Un Monde meilleur (2000)

Un Monde meilleur (1)

    Je n’ai jamais que 17 ans de retard – et encore, à quelques mois près, ç’aurait pu être 18 – mais voilà, j’ai enfin vu Un Monde meilleur avec le jeune Joel Hayley Osment au sommet de sa gloire. Dans ce film au message ultra-positif, le jeune Trevor est chargé d’un projet de classe par son professeur, Eugène Simonet : il doit trouver un moyen de rendre le monde meilleur et le mettre en pratique. Son idée est alors de rendre trois services importants à des personnes en leur demandant de faire de même pour leurs prochains.

       Sortie de séance :

       J’en ai assez de pleurer devant des films. Et pourtant, Un Monde meilleur est un film qui a encore totalement réussi à m’avoir. Il a un récit vraiment très attachant qui nous fait voir tout en douceur en quoi il n’est pas si vain que ça de croire en la bonté de l’humanité. Une démonstration efficace et accrocheuse.

       X Pourtant, deuxième remarque immédiate en finissant ce film : mais c’est quoi cette fin ? Je ne vous spoilerai pas. Je remarque seulement que, malgré le côté très fort de cette fin, je trouve que le message du film aurait pu être tout aussi efficace sans ce twist final. Le fait est que Trevor avait déjà prouvé l’utilité de son action. Nul besoin d’appuyer dessus à ce point, quitter même à biaiser un peu le message délivré, je trouve.

     Mais cette fin a tout de même la vertu de nous rappeler une chose distillée tout au long du film : le message délivré est optimiste mais pas naïf. On ne part pas du postulat de base que le monde est bon. On part, au contraire, de l’idée que ce petit garçon va être déçu et on constate, effectivement, qu’il n’y a pas que du bon dans le monde. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut en espérer de lui.

Un Monde meilleur (2)

        Et outre l’optimisme débordant dont fait preuve ce film sur la bonté de l’humanité, Un Monde meilleur est constellé de belles petites morales qu’il fait du bien de revoir. De l’importance de voir au-delà des apparences, par exemple. Et de commencer à s’aimer soi-même avant de pouvoir accepter d’être aimé.

       Ce gamin est adorable. Tout simplement. Même si tout le casting est vraiment bon et incarne à merveille les personnages, je suis fan de cet enfant-acteur que l’on voyait partout à l’époque, qui a marqué la fin de mon enfance et qui possède une intensité dramatique juste incroyable pour son âge.

       Ce film nous rappelle qu’on a tous à apprendre. L’apprentissage descendant dans lequel un professeur se pose en puits de savoir pour bourrer le crâne des enfants, c’est fini depuis longtemps. Quelle que soit notre position hiérarchique, on a autant à apprendre qu’à apporter.

Clap (5)

        En bref : Ce film n’est pas parfait parce que rien ne l’est mais il est ce qui s’en rapproche le plus. C’est un concentré de bons sentiments et d’optimisme qui ne prend pas pour autant son spectateur pour un idiot béat mais sait insérer un peu d’espoir dans un monde brut.

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